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Edito Septembre 2018
 

 

Edito, Top bébé Webzine
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A la veille de la rentrée, les contestations sur les réseaux sociaux à l'encontre des cours d'éducation sexuelle à l'école vont bon train. On entend, bien sûr, les sempiternelles " ils -les membres du gouvernement- ont profité de l'été pour nous faire passer des nouvelles lois ". Faux. La loi sur la dispense de cours d'éducation sexuelle à l'école date, en réalité, de 2001 et a été modifiée en 2016 (article L312-16 du Code de l'Éducation). " On " parle aussi de transformer les cours de SVT en cours d'éducation sexuelle. Re-faux. En réalité, la loi (qui a été remise en avant par la Secrétaire d'Etat Marlène Schiappa via une circulaire) dit simplement que des professionnels formés à cet effet doivent venir dans les écoles, collèges et lycées, à raison de trois séances par an pour aborder, de façon adaptée à la tranche d'âge, les dimensions psychologiques, affectives, sociales et culturelles de la sexualité, et ce, dans le cadre de la loi contre le harcèlement de rue et le harcèlement, tout simplement. (Tout le programme sur ce lien). Traduction ? Apprendre aux enfants ce qu'est, en matière de sexualité, le consentement, le respect, aborder la puberté, la contraception, le sexisme, l'homophobie… Des termes que, malheureusement, les enfants connaissent pour la plupart déjà, sans savoir ce que cela signifie, et ce, à cause de l'accès à la télévision, aux réseaux sociaux et même aux chanteurs. Et qu'ils utilisent à tout bout de champ dans la cour de récréation. Certains ayant déjà vu, volontairement ou non, des images pornographiques, et ce dès le CM1 ou CM2, tel que le film porno-scatophile Two girls, One Cup. Le hic ? S'ils ont vu ce film ou un autre, les enfants ne savent pas pour autant identifier les organes génitaux par leur nom ni associer leurs fonctions de façon précise.


Alors, bien sûr, certains parents pensent que le rôle d'information sur le sujet leur appartient, et cela prouve que les choses évoluent. Mais qu'en est-il des autres ? Des enfants qui viennent de familles où les simples mots de " vagin " ou " pénis " sont tabous ? Où une fille ne sait pas précisément ce qu'est d'avoir ses règles avant que cela ne lui tombe dessus ? Qu'en est-il de ces filles et ces garçons qui n'oseront jamais demander de contraception ? Quand on sait qu'en 2016, plus de 1000 jeunes filles âgées de 15 à 17 ans ont subi une IVG (et on ne parle pas de celles qui auront gardé leur bébé) parce que, pour la plupart, elles n'ont pas osé demander la pilule ou acheter des préservatifs ou même qu'elles ne savaient pas qu'on pouvait tomber enceinte au premier rapport, la réponse à la question de l'information sur la sexualité à l'école se fait d'elle-même. Non ?


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Bonne rentrée à toutes et à tous !
La rédaction

 

 


 

 

 

 

 

 



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