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Ce petit guide est exhaustif et vous permet d’avoir quelques repères. Mais, il ne remplace pas l’avis de votre pédiatre ou des médecins de la PMI. N’hésitez pas à leur demander leur avis quant à la conception des repas. Et surtout, ne perdez pas de vue qu’un bébé n’est pas un petit adulte : qu’il le désire ou non, tous les aliments ne sont pas encore à sa portée. Et lui dire « non » lorsqu’il désigne un gâteau apéritif à 8 mois ne le fera que se porter mieux. En le préservant des allergies éventuelles, vous lui posez également des limites, bonnes pour son éducation.
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De 0 à 6 mois
Le bébé se nourrit de lait, exclusivement de lait. Et s’il peut parfois avoir un petit biberon d’eau, c’est le seul écart permis. Un bémol toutefois, et dans certains cas précisés par le pédiatre et/ou médecin traitant : la diversification pourra commencer à 4 mois, notamment en cas d’intolérance au lactose. Mais, dans l’ensemble, les six premiers mois de bébé sont rythmés par les tétées, au sein ou au biberon.
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De 6 à 8 mois
La base
On commence progressivement la diversification alimentaire. Mais tout n’est pas encore bon à donner au tout-petit, qui en général, fera ses premiers essais à la cuillère avec du lait enrichi en blédine pour enfant, sans gluten et avec des purées de carottes, à raison de deux ou trois cuillère à café par jour, au début, idéalement le midi. Testez les aliments un par un, d’abord pour que bébé s’habitue à leur goût, ensuite pour repérer une éventuelle allergie alimentaire. Et privilégiez les produits laitiers, indispensables à son bon développement, et si possible enrichis en lait de croissance. Et si vous choisissez les petits suisses et yaourts « normaux », ce sera toujours avec matière grasse (au moins 40 %). Les produits allégés sont réservés aux adultes, pas aux enfants en pleine croissance.
Les premiers végétaux
- Les compotes de fruits (pomme, poire, banane) bien mixées et sans sucre ajouté si vous les faites vous-même ;
- Les légumes cuits et mixés (haricots verts, courgettes, carottes, épinards, blancs de poireaux…), sans sel ajouté si vous les faites vous-même ;
Les premières protéines
Les légumes « bien assimilés », on commence à introduire un peu de viande mixée, en commençant par les viandes blanches, plus douces au goût, et moins grasses, donc plus faciles à digérer. Au environ de 8 mois, on donnera entre 10 et 20 grammes de viande par jour. Lorsque vous ne donnez ni viande, ni poisson, ni œuf, pensez au fromage, qui comprend également des protéines animales et surtout, lorsqu’il est à pâte dure comme l’emmenthal, beaucoup de calcium.
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De 8 à 12 mois
Les déjeuners de bébé s’enrichissent progressivement pour devenir de vrais repas, durant lesquels il pourra manger un peu de protéine animale (environ 20 grammes), un peu de légumes et toujours des produits laitiers et des fruits. Sont toujours à exclure les légumes tels que les choux, trop difficile à digérer pour l’instant, les légumes secs comme les lentilles et les fruits exotiques. En revanche, on peut commencer à introduire des produits céréaliers tels que le riz, les pâtes, le pain, les pommes de terre et la semoule. C’est la grande arrivée du gluten dans l’alimentation.
En revanche, il est possible de commencer à donner des matières grasses végétales, comme une petite cuillère à café d’huile d’olive, de colza, de raisin… (mais toujours pas d’arachide, qui est un allergène), dans les purées faites maison.
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De 12 à 15 mois
Les morceaux seront introduits doucement dans l’alimentation de bébé, s’il les accepte évidemment. On commence aussi à donner des fruits frais mais bien mûrs, tels que bananes écrasées, pêches, poires… Vous pouvez les donner aux repas mais mieux encore, au goûter, en complément du biberon. Quoiqu’il en soit, les quantités restent limitées et bébé prend toujours quatre repas par jour : petit déjeuner, déjeuner, goûter, dîner.
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De 15 à 18 mois
On introduit les légumes secs tels que lentilles (en purée et en toutes petites quantités) mais également les légumes crûs (mais pas verts en ce qui concerne les fruits). Petit à petit, on introduit les fruits tels que les fraises, qui peuvent être très allergènes. Et on surveille les réactions !
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De 2 à 3 ans
Si bébé ne mangera « comme vous » qu’après ses trois ans –comprendre avec moins de restrictions et surtout, en quantité plus limitées-, il n’empêche qu’à partir de 2 ans, vous pouvez commencer à lui faire goûter de nombreuses saveurs. Un moyen efficace d’habituer son palais à des choses plus variées. Un peu de crevettes par ci, quelques plats épicés par là, tout en vous méfiant encore des risques d’allergie.
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Les grands principes
- Limiter le sel (pas plus de 350 mg de sel jusqu’à 13 mois, rien c’est mieux et 750 mg à partir de 13 mois).
- Limiter les aliments trop sucrés –ce qui ne veut pas dire ne rien leur donner du tout-
- Habituer l’enfant à boire de l’eau
- Continuer le lait, si possible de croissance, jusqu’à 3 ans, à raison, entre 1 et 3 ans d’1/2 litre par jour
- Eviter la charcuterie –sauf le jambon blanc-
- Ne donner du jaune d’œuf qu’à partir de 8 mois, et du blanc qu’à partir de 12 mois (l’œuf peut provoquer d’importantes allergies).
- Eviter jusqu’à trois ans les aliments au blé complet, qui freinent l’absorption du calcium et du fer dans l’organisme.
- Privilégier l’eau dans l’alimentation, même si vous pouvez, de temps à autre et sans que ça coupe l’appétit de bébé, lui faire goûter un peu de jus de fruits frais.
- Utiliser pour les repas de l’huile végétale non chauffée plutôt que du beurre. Un filet d’huile d’olive remplacera parfaitement une noix de beurre dans la purée et n’en donnera que plus de goût.
- À partir de 8 mois, introduisez un nouvel aliment chaque semaine : un délai qui permet au palais de l’enfant de s’habituer et aux parents de surveiller les allergies alimentaires éventuelles.
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