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L’impact psychologique de la césarienne
 

Faire face à une césarienne, en urgence ou programmée, n’est pas toujours chose facile. Malgré la joie de profiter de leur bébé, certaines femmes vivent mal cet accouchement si éloigné de l’image classique de la naissance par voie basse. Et les équipes médicales ne sont souvent pas assez bien armées pour répondre à cette détresse, parfois assimilée à un simple baby-blues. Sonia Heimann, animatrice de l’association Césarine, qui aide les parents confrontés à une césarienne mal vécue, décrit les principaux symptômes et donne quelques pistes pour s’en sortir.

Propos recueillis par Virginie Laurier

 

 

 

   

     
 

Quels sont les cas où l’on doit pratiquer une césarienne ?

Une césarienne est programmée dans les cas suivants :

  • Une mauvaise présentation du bébé
  • Un placenta praevia (le placenta est placé sur le col de l’utérus)
  • Un bassin trop étroit (c’est une justification que nous considérons comme très discutable)
  • Un très gros bébé

On pratique une césarienne en urgence en cas de stagnation du travail, d’un dysfonctionnement du rythme cardiaque du bébé, un bébé qui ne s’engage pas, une éclampsie ou un HRP (hématome rétro-placentaire : décollement du placenta)

En moyenne, les césariennes sont plus souvent pratiquées dans les cliniques privées que dans les hôpitaux publics. Dans les cliniques privées, c’est le gynécologue qui est en première ligne si l’accouchement se passe mal, dans le public, c’est l’hôpital qui est mis en cause.

 

Est-ce que le fait d’avoir eu une césarienne programmée ou non a un impact psychologique ?

Pas forcément. Il y a des mères césarisées en urgence qui ont très bien vécu la chose. Cela dépend comment elles ont imaginé l’accouchement puis vécu en réalité. Le fait de savoir à l’avance n’est pas forcément plus agréable car il n’y a pas d’arrivée naturelle du bébé.

 

Quels sont les symptômes de la déprime post-césarienne ?

Cela prend des formes très variables. On peut aller d’un extrême à l’autre : la superwoman qui a refoulé sa détresse mais qui fond en pleurs à l’annonce d’un accouchement par voie basse dans son entourage, une déprime, voire un stress post-traumatique qui peut se manifester par des cauchemars, un blocage sur l’évènement ou un refus de la cicatrice.

 

Qu’est-ce qui peut aider la maman à surmonter ce cap ?

Ce qui aide vraiment les mères c’est d’être considérées comme un être humain et non comme « un utérus à problèmes ».Il faut aussi avoir un peu de temps pour digérer la nouvelle. En tout cas, il ne faut pas hésiter à tirer la sonnette d’alarme.

Est-ce que le personnel médical est à la hauteur des attentes des mamans césarisées ? Parfois le personnel n’est pas subtil. Pourtant, il y a des petits gestes à proposer qui peuvent aider la maman à passer le cap : la maman peut donner son premier bain au bébé, par exemple.

 

Quel est le rôle de l’entourage ?

C’est difficile pour l’entourage de trouver le bon positionnement. Il faut permettre à la mère de dire que ça ne va pas. Ne pas minimiser sa souffrance en disant qu’elle a eu un bébé en bonne santé et qu’elle devrait être satisfaite ! L’entourage n’est souvent pas le bon interlocuteur pour dire sa détresse. Ce qui aide le plus souvent c’est d’en parler aux bonnes personnes, son gynécologue par exemple.

 

Et pour les cas les plus difficiles ?

On peut consulter son dossier médical. Toute personne peut en faire la demande auprès de son hôpital. C’est à double tranchant car c’est très déshumanisé, le langage est très médical. On peut entamer des thérapies douces (hypnose, sophrologie, EMDR*…) . La consultation psychologique peut s’avérer être aussi très bénéfique.

 

Et les papas ?

À l’association, nous recevons quelques témoignages de pères sur les césariennes en urgence. Il s’agit plus pour eux d’exprimer leur peur que de la frustration. Est-ce la césarienne peut avoir un impact psychologique sur le bébé ? Indirectement, car si la maman va mal, le bébé va mal. On constate sur tout des conséquences physiologiques car le bébé ne s’est pas préparé à la naissance. Le démarrage de la respiration peut être difficile et la flore digestive n’est pas aussi variée que chez un bébé né par voie basse.

 

Comment l’association Césarine aide-t-elle les mamans confrontées à la césarienne ?

Nos objectifs sont multiples :

  • Faire en sorte que le taux de naissances par césarienne baisse. Aujourd’hui, la césarienne représente 20% des naissances.
  • Faire en sorte que la césarienne soit une vraie naissance, humaniser cet acte
  • Offrir un espace de parole aux mères via des réunions et un forum

Nous avons huit animatrices régionales qui travaillent avec les hôpitaux, les sages-femmes et les centres de PMI sur ces différents objectifs et organisent des réunions d’écoute et de parole. Ces animatrices sont des mamans qui ont vécu une césarienne, formées médicalement et psychologiquement. Elles ont du recul par rapport à leur histoire et sont capables d’écouter la maman en détresse sans projeter leur vécu.

Le site de l’association Césarine : www.cesarine.org

 

* EMDR : Eye Movement Desensitization and Reprocessing, ou désensibilisation et reprogrammation par des mouvements oculaires. Le principe : « Si un événement douloureux a été mal “digéré” parce que trop violent, explique le psychiatre David Servan-Schreiber, les images, les sons et les sensations liés à l’événement sont stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel du traumatisme. Le mouvement oculaire débloque l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau pour qu’il complète le travail. » (Source : site psychologies.com)

 

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