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La pré-éclampsie, un risque réel
Quand le placenta ne tourne pas rond….
 

Deuxième cause de décès maternel en France (*), soit environ 20 décès par an, responsable d’un tiers de naissances de grands prématurés, cause majeure de retard de croissance intra-utérin, la pré-éclampsie touche environ 5 % des femmes enceintes, soit quelques 40 000 futures mères par an. Quels sont les symptômes, les causes, les conséquences, les traitements et les avancées de la recherche sur la question ? Des explications avec Top Bébé.

 

 

 

   

     
 
La pré-éclampsie, un risque réel, Top bébé Webzine
© IStock

 

A quoi est due la pré-éclampsie ?

La pré-éclampsie peut avoir plusieurs causes, mais les chercheurs ont déterminé en 2005 qu’une quinzaine de gênes (dont le STOX1) sont également responsables de cette maladie (à 50 %) et qu’elle est due à un dysfonctionnement du placenta (le placenta subit une mauvaise vascularisation de ses vaisseaux, et il sécrète alors des protéines toxiques atteignant la mère et le fœtus). D’autres facteurs peuvent provoquer la pré-éclampsie, comme des antécédents familiaux, une hypertension chronique, du diabète, une obésité (une IMC supérieure à 30), l’âge (plus de 40 ans et moins de 18 ans), une pré-éclampsie antérieure, une grossesse multiples, une pathologie rénale, une maladie auto-immune ou encore des ovaires polykystiques.

 

     
 

Le dysfonctionnement du placenta

Le placenta, élément essentiel de la grossesse, permet durant les 9 mois de gestation, les échanges entre la mère et l’enfant, notamment de sang, d’oxygène et de gaz carbonique, et donc au fœtus de se développer. Lorsqu’un dysfonctionnement se produit, et notamment pendant le deuxième trimestre de la grossesse qui voit le cerveau du bébé se développer, des cellules fœtales et des débris placentaires sont libérés dans le sang maternel, venant gêner l’afflux sanguin entre celle-ci et le fœtus et pouvant provoquer une coagulation du sang de la mère et même des problèmes immunologiques chez le fœtus.

 
     

 

Quels sont les symptômes de la pré-éclampsie ?

La pré-éclampsie est caractérisée avant tout par une augmentation de la pression artérielle (pression artérielle systolique supérieure à 140 mmHg et pression artérielle diastolique à 90 mm Hg). Celle-ci débute au cours du deuxième trimestre de la grossesse et peut se produire jusqu’à l’accouchement et même post-partum, ce qui dans ce cas est sans danger pour le bébé. L’apparition de protéines dans les urines (taux supérieur à 300 mg/24 heures), de céphalées violentes, d’ acouphènes, d’œdèmes importants, de prise de poids (plusieurs kilos en quelques jours), de douleurs abdominales, de troubles visuels (hypersensibilité à la lumière, « mouches », tâches ou brillances devant les yeux, de vomissements et de diminution des urines (voire d’arrêt des urines) sont également des symptômes de pré-éclampsie.

Quels sont les conséquences de la pré-éclampsie ?

Non prise en charge et contrôlée, la pré-éclampsie peut évoluer très rapidement et avoir des conséquences graves (10 % des cas), tant pour le fœtus que pour la mère, surtout si l’éclampsie se déclenche, et entraîner la mort. D’autres complications comme des hémorragies, des troubles de la coagulation, une souffrance fœtale et/ou pendant les premiers jours de la vie, une insuffisance rénale ou encore un œdème cérébral peuvent se déclencher.

 

La pré-éclampsie, un risque réel, Top bébé Webzine
© IStock

 

Des traitements sont-ils possibles ?

Si des recherches sur des souris ont été effectuées et ont permis de déterminer que l’administration d’aspirine avant la 16eme semaine de grossesse pourrait réduire les risques de pré-éclampsie, la médecine n’est malheureusement pas en capacité, à l’heure actuelle, de déceler ces risques avant la 20eme semaine. Un suivi spécifique est donc mis en place, dont une hospitalisation, un contrôle des fonctions vitales du bébé (via le monitoring) et de l’impact que la pré-éclampsie a déjà eu sur le fœtus (retard de croissance…),un contrôle des urines, de la protéinurie, de uricémie et de la créatininémie, une surveillance du poids (l’obésité peut être un déclencheur), un repos complet et, bien sûr, un contrôle de la tension artérielle (par voie médicamenteuse). A l’issu des examens, il n’est pas impossible qu’un accouchement par voie naturelle ou césarienne doive être provoqué (1 cas sur 10), que le fœtus soit viable, ou non. La vie de la mère étant également en danger, il arrive que l’on doive prendre ce genre de décision, surtout si le fœtus a subi, lui-même, des dommages irréversibles. Heureusement, la prise en charge de façon précoce de la pré-éclampsie permet, le plus souvent, de prolonger la grossesse pour la mener au plus proche du terme et ainsi d’un fœtus viable (à qui l’on administre des corticoïdes afin d’accélérer la maturation des poumons).

Qu’en est-il des grossesses ultérieures ?

Lorsque le fœtus est viable et que tout se déroule bien après l’accouchement, on ne note aucune récidive. La pré-éclampsie survient dans environ 70 à 75 % des cas sur une première grossesse. Il arrive cependant que ce syndrome se reproduise sur une grossesse ultérieure, en particulier si le géniteur a changé. Une récidive avec un géniteur identique est possible mais rare. Elle est due dans ce cas à une adaptation immunologique de la mère aux antigènes du père.

 

     
 

Les complications de la pré-éclampsie

Lorsque la pré-éclampsie n’est pas traitée, elle peut dégénérer et entraîner une éclampsie (qui se traduit par des crises convulsives qui peuvent être fatales et qui sont provoquées par l’hypertension artérielle intracrânienne de la mère), une hémorragie cérébrale pouvant entraîner la mort de la mère, un décollement placentaire pouvant également entraîner une hémorragie interne et donc un accouchement prématuré ou encore une insuffisance rénale chez la mère. Le syndrome HELLP apparaît également parfois et se caractérise par une hémolyse (la destruction des globules rouges dans le foie), une diminution des plaquettes sanguines (risque hémorragique) et une augmentation des enzymes hépatiques (due à une inflammation du foie).

 
     

 

(*) La première cause de décès maternels en France est l’hémorragie due à la naissance.

 

La pré-éclampsie, un risque réel, Top bébé Webzine
© IStock

 
     
 


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