L’HCG…
… ou hormone chorionique gonadotrope est la première des hormones de grossesse. C’est même « l’hormone de grossesse » tout court. Très importante, c’est elle qui permet au corps jaune qui contient l’ovocyte de se maintenir dès les premiers jours de la grossesse avant que le placenta ne soit capable d’assurer la sécrétion des oestrogènes et de la progestérone. Sécrétée en nombre lorsque vous êtes enceinte, c’est elle, qui à l’analyse de sang, déterminera ou infirmera votre grossesse. Pratiquée à jeun, elle est capable de déceler une grossesse, en principe, avant même le fameux test « pipi » que vous achetez en pharmacie. Sécrétée par le placenta, elle est en effet détectable dans le sang dès le 10ème jour qui suit l’ovulation. Au fil des semaines, le taux d’HCG augmentera jusqu’à doubler son chiffre à la fin du premier trimestre pour atteindre 250000 UI /l. Alors qu’un début de grossesse, « vieux » de 15 jours, ne fera ressortir que 200 à 8000 UI/l. Le premier trimestre passé, le taux redescend un peu pour se stabiliser jusqu'à l’accouchement. Après la naissance, le taux chutera considérablement jusqu’à atteindre moins de 8 unités par litre.
© IStock
Ce qu’elle peut induire…
Une fois à son taux optimum, l’HCG peut provoquer divers désagréments comme les brûlures, aigreurs d’estomac, salivation excessive, crampes, fourmillements dans les membres, sensations de jambes lourdes, fatigue…
© IStock
| |
|
|
| |
Les sautes d’humeur…
… sont-elles seulement dues aux hormones ? Il semblerait que non. Plusieurs psychologues auraient avancé l’idée que l’annonce d’une grossesse réveilleraient chez les futures mères des angoisses enfouies ou tout simplement naturelles, comme « serais-je à la hauteur ? Vais-je pouvoir assumer ? » et autres interrogations existentielles. Résultat ? Des réactions et émotions nouvelles qui se multiplient au cours des 9 mois… De quoi donner, souvent, du fil à retordre, à l’entourage…
|
|
| |
|
|
© IStock
La progestérone…
Très active, la progestérone sécrétée par la placenta permet d’une part de stimuler le développement des glandes mammaires (qui permettront ensuite la sécrétion du lait après l’accouchement) ; d’autre part, aide à l’implantation de l’embryon et à l’épaississement de l’endomètre (les parois de l’utérus). Sécrétée avant la 7ème semaine de grossesse par le corps jaune, elle l’est ensuite et jusqu’à la 12ème semaine, par le corps jaune et le placenta. Au-delà, la production de progestérone ne dépendra plus que du placenta.
© IStock
Ce qu’elle peut induire…
De la constipation ! La progestérone agit, en effet, sur les muscles lisses comme l’utérus afin d’éviter ou ralentir les contractions. Du coup, vos intestins sont aussi ralentis et cela induit la constipation. La progestérone favorise, parfois, également l’apparition ou la réapparition de l’acné. Et cause parfois l’effet inverse, faisant disparaître toute trace de bouton.
© IStock
Saviez-vous que…
… on dit de plus en plus que la progestérone jouerait un rôle au moment de l’accouchement…;
Les oestrogènes
Destinées à stimuler la croissance de l’utérus afin de permettre le développement du fœtus, elles ont également un rôle à jouer dans la croissance mammaire.
Ce qu’ils peuvent induire…
Un odorat exacerbé qui ne vous permet, parfois plus, de supporter certaines odeurs. Même celles qui avant ne vous posaient aucun souci particulier… On notera toutefois une prédilection à ne plus supporter les odeurs de gras, de café, de poisson et de parfums corsés. Plus problématiques, les nausées, flatulences et autres hoquets, également provoquées par les oestrogènes. Heureusement, les nausées disparaissent, en général, autour du 4ème mois. A contrario, et bizarrement, les oestrogènes semblent également être responsables des fringales et des envies soudaines de fraises en plein mois de décembre, par exemple.
© IStock
L’hormone lactogène placentaire (HLP)
Comme son nom l’indique, elle sert principalement au développement des seins en vue de l’allaitement, et ce dès la 5èmesemaine de grossesse. Autrement dit, lorsque vos seins commencent à prendre du volume, vous pourrez mettre ça sur le dos des HLP ! Mais l’hormone lactogène aurait également un rôle sur le métabolisme de la femme au cours de la grossesse.

© IStock

© IStock
| |
|
|
| |
L’envie de dormir, les émotions exacerbées et la concentration…Provoquée par l’afflux massif d’hormones en tous genres et la transformation du corps, la fatigue peut prendre la femme enceinte n’importe quand et n’importe où. Elle disparaît, en général, dès le troisième mois. Mais il arrive que certaines femmes la ressentent durant les trois trimestres de la grossesse. Idem côté émotions : toutes ces hormones qui se multiplient dans votre organisme peuvent vous jouer des tours, comme de pleurer deux heures devant un mélo ou encore de vous mettre à rire pour un rien… Enfin, et surtout en fin de grossesse, certaines femmes auront l’impression de perdre la tête. Concentrées sur le bébé à venir et sous l’influence des hormones arrivées à leur maximum, elles auront des pertes de mémoire et sentiront un manque de concentration. Pas de panique : tout rentrera dans l’ordre après la naissance. |
|
| |
|
|
© IStock
|