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Pourquoi prendre un médicament est-il dangereux pour le fœtus ?
Parce que le médicament, comme l’alcool, la drogue et même la fumée de cigarettes, passent par le cordon ombilical pour aller intoxiquer directement le fœtus. Et si vous supportez une dose d’anti-inflammatoire, imaginez ce que va endurer un bébé en pleine formation. En règle générale, les médicaments interdits sont ceux qui passent dans la circulation sanguine et donc dans le placenta. Phénomène qui se reproduit d’ailleurs avec l’allaitement, puisque majoritairement, ces médicaments là seront aussi nocifs pour le bébé s’ils passent dans le lait. Toutefois, pas de panique : si vous avez continué à prendre votre traitement au début de votre grossesse sans savoir que vous étiez enceinte, ou si vous vous trompez accidentellement, vous n’aurez pas forcément un bébé malformé. Mais, dans le doute, mieux vaut s’abstenir.
Les médicaments « déconseillés » sont-ils problématiques durant toute la grossesse ?
Non. En règle générale, on dit que les médicaments déconseillés peuvent provoquer des malformations fœtales voire des fausses-couches lorsqu’ils sont pris durant les trois premiers mois de grossesse. Durant les six mois suivants, ils sont susceptibles d’intoxiquer le fœtus.
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Pourquoi certains médicaments interdits pendant 8 mois sont-ils autorisés ensuite ?
Parce que, dépassés les 8 mois, c’est-à-dire la 37eme semaine d’aménorrhée, le bébé n’est plus prématuré et peut naître. Les médicaments susceptibles de provoquer l’accouchement et des contractions, sont, dès lors, autorisés. Sachez, par exemple, que si vous souffrez de crises hémorroïdaires, vous pourrez reprendre votre traitement de type Endotelon, un veinotonique, au cours du dernier mois de grossesse. Même si, en règle générale, on préfère attendre !
Peut-on prendre des médicaments pendant la grossesse ?
Oui, et heureusement. Toutefois, beaucoup de médicaments n’ont pas été testés sur des femmes enceintes et sont donc déconseillés. Ce qui explique que l’on peut prendre un médicament pour une affection en particulier et pas un autre, qui traite pourtant le même problème.
Quels sont les médicaments autorisés pendant la grossesse ?
De nombreux médicaments seront autorisés pendant la grossesse, sur ordonnance médicale et donc avis de votre médecin, bien entendu. Ainsi, en règle générale, vous pourrez durant le premier trimestre de la grossesse, prendre des antibiotiques sans risques pour le fœtus, de même qu’un antituberculeux, de la cortisone ou même des médicaments contre le paludisme. Après le troisième mois, en revanche, beaucoup de ces médicaments seront interdits, comme les barbituriques, la cortisone, les médicaments contenant de l’opium, les antibiotiques de la famille des cyclines, certains antibiotiques contre la tuberculose, les anticoagulants et les sulfamides anti-infectieux.
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L’aspirine pendant la grossesse ?
Surtout déconseillé durant les 3 premiers mois de grossesse parce qu’il pourrait augmenter le risque de fausse-couche de 80 %, l’aspirine est, de toute façon, proscrit durant la grossesse, et remplacé par le paracétamol (Doliprane, Dafalgan).
Les anti-inflammatoires pendant la grossesse ?
S’il est tentant de prendre un anti-inflammatoire pendant la grossesse, souvent à cause des maux de dos qu’elle provoque, sachez qu’ils sont pourtant à hauts risques !
Les médicaments que l’on a pris avant la grossesse sont-ils dangereux ?
Pour la plupart, non. Et pour ceux qui le sont, votre médecin vous avertira dès le départ que si vous souhaitez une grossesse, il faudra interrompre le traitement quelques semaines avant la conception pour laisser les effets éventuellement toxiques du traitement disparaître de votre sang. C’est le cas de certains antibiotiques. Et saviez-vous, d’ailleurs, que certains antibiotiques pouvaient nuire à une bonne contraception ? En effet, il existe des traitements qui diminuent l’effet de certaines pilules. Alors, gare aux accidents ! Il n’est donc jamais anodin en cas de traitement de signaler à votre médecin traitant que vous prenez un contraceptif.
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La vaccination pendant la grossesse
Si certains vaccins ne sont pas problématiques, d’autres peuvent être carrément contre-indiqués. C’est le cas du vaccin contre la rubéole, la typhoïde, la paratyphoïde et la coqueluche. En revanche, vous pouvez très bien recevoir vos vaccins ou rappels de Poliomyélite, tétanos et choléra ! Sont également autorisés les vaccins contre la grippe (sauf contre-indication médicale particulière) et les hépatites, sur avis médical seulement.
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