|
Les terreurs nocturnes ou réveils partiels nocturnes
© Istock
Quand se manifestent-elles ?
En général durant les trois heures suivant l’endormissement, dans le sommeil lent et profond. Les terreurs nocturnes peuvent commencer à tout âge à partir du moment où les cycles de sommeil sont établis. Certains adolescents font toujours des terreurs nocturnes et même certains adultes. On constate une fréquence des terreurs plus importantes entre 8 et 10 mois puis durant les deux premières années de sa vie. Il y aura ensuite une phase intense entre 3 et 6 ans et une autre encore à la puberté. La fréquence la plus importante serait toutefois celle des 3-6 ans. C’est la plus fréquente de toutes les manifestations nocturnes des enfants.
Qu’est-ce qui déclenche une terreur nocturne ?
La fièvre en tant que cause physique peut être le déclencheur. Mais c’est surtout le vécu de l’enfant de la journée qui va être la cause la plus courante. Ainsi, les grandes phases d’apprentissage, de découvertes, de nouveautés ou même les problèmes familiaux sont souvent des facteurs déclencheurs.
Quels en sont les manifestations ?
Les manifestations d’une terreur nocturne sont physiques, motrices et neurovégétatives. L’enfant hurle, semble terrifié parfois, se débat, les yeux sont hagards, il se débat, repousse ses parents, ne veut pas qu’on le prenne dans les bras et peut même crier « au secours ». En résumé, l’enfant panique. On constate également des battements du cœur rapides, de la transpiration (parfois) et même des nausées et vomissements.
Quelle est l’issue d’une terreur nocturne ?
L’enfant va retomber dans son sommeil sans vraiment s’éveiller. D’où le terme de réveil partiel. En fait, l’enfant n’est pas vraiment réveillé. Son agitation fait partie de son sommeil.
© Istock
Comment les arrêter ?
On ne peut pas vraiment les arrêter. En fait, les cris vont aller en diminuant et l’enfant retrouver son calme et poursuivre son sommeil comme si de rien n’était. Prendre un enfant dans ses bras lorsqu’il fait une terreur nocturne risque de le perturber encore plus. Il ne saura plus où il est et sera confus et angoissé. Ce qui risque alors de provoquer une nouvelle crise. Un enfant qui fait une terreur nocturne « s’accroche » même parfois à son lit. Il ne veut pas qu’on le prenne. Toutefois, si l’enfant fait trop de terreurs, le pédiatre pourra prescrire, par exemple, un traitement homéopathique.
| |
|
|
| |
Les éveils partiels mineursIls peuvent être pris pour de vrais réveils tellement l’enfant paraît s’être réveillé. Il peut parler, s’asseoir dans son lit ou simplement s’agiter et ronchonner. Avant de retomber dans son sommeil, pas vraiment interrompu.
|
|
| |
|
|
Les cauchemars
Quand se manifestent-ils ?
En phase de sommeil paradoxal, donc presque toujours en fin de nuit. Tous les âges sont concernés par les cauchemars à partir du moment où les cycles de sommeil sont établis.
Qu’est-ce qui déclenche un cauchemar ?
Tout et rien. Un film, un nouveau jeu, une histoire… Tout peut être déclencheur de cauchemar si l’enfant éprouve de la peur.
Quelles en sont les manifestations ?
D’un point de vue médical, on dit que les cauchemars sont des manifestations cliniques et neurophysiologiques à l’opposé des réveils partiels de nuit (terreurs nocturnes) et sont moins fréquents. L’enfant va pleurer et crier mais c’est à peu près tout. Il peut aussi gémir, mais ne se débat pas, ne transpire pas, n’a pas le cœur qui s’emballe. L’enfant a eu peur de quelque chose, même si ce quelque chose est imaginaire. Enfin, le cauchemar aura des répercussions sur les prochaines nuits, puisque l’enfant restera angoissé à l’idée d’aller se coucher.
© Istock
Quelle est l’issue d’un cauchemar ?
L’enfant se réveille et se souvient de ce qu’il a rêvé. Il est capable de le raconter ou de le manifester par la gestuelle s’il ne parle pas. S’il a rêvé d’un monstre dans sa chambre, il va montrer quelque chose. Et si le cauchemar se produit en fin de nuit, à une heure de réveil habituelle, l’enfant va se lever et rejoindre ses parents pour se faire rassurer.
Comment les arrêter ?
La différence entre une terreur nocturne et un cauchemar
Un enfant qui fait un cauchemar pourra le verbaliser ou le manifester par la gestuelle à son réveil, ce qui n’est pas le cas pour une terreur nocturne, dont l’enfant n’a aucun souvenir.

| |
|
|
| |
Le somnambulismeDurant les crises de somnambulisme, l’enfant se lève, semble chercher quelque chose, peut allumer la lumière, aller voir ses parents, se promener dans la maison et même sortir. Il peut errer sans but ou, au contraire, tenter une action mais qu’il fera de travers. Ainsi, il n’est pas rare de voir des enfants tenter d’aller, en pleine crise, aux toilettes mais d’uriner au mauvais endroit. Après la crise, l’enfant peut retourner se coucher seul ou guidé et ne se souvient de rien le lendemain. À un stade plus avancé, certains enfants développent des crises de somnambulisme-terreur, mélange de terreur nocturne et de somnambulisme. À ce stade, l’enfant gémit, s’agite et finit par se lever. Il court partout, donne des coups de pieds, hurle, essaye de s’enfuir, sort de sa chambre et même de la maison, toujours en hurlant et peut même chercher à sauter par la fenêtre. Il est dans un état de panique absolu. Toute tentative pour le calmer ne fait qu’empirer les choses. On parlait dans le passé d’enfant "possédé". Mais comme pour le somnambulisme et la terreur nocturne, la crise passe toute seule et l’enfant retourne se coucher. Au matin, il ne se souvient de rien. Les crises de somnambulismes les plus fréquentes se situent autour des 5/6 ans de l’enfant et à l’adolescence.
|
|
| |
|
|
© Istock
|