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dimanche 17 décembre 2017 - Fête(s) du jour
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Faut-il croire au Père Noel et à la petite souris ?
Interview de Sonia Tabbakh, psychologue et thérapeute familiale
 

La plupart des enfants sont plongés, dès leur plus jeune âge, dans des mythes comme le Père Noël, la petite souris ou encore les cloches de Pâques. D’autres non. Y a-t-il un comportement meilleur que l’autre ? Doit-on suivre forcément la mode du Père Noël ? Qu’est-ce que ces croyances apportent à l’enfant, sont autant de questions que l’on peut se poser. Des questions auxquelles Sonia Tabbakh, psychologue clinicienne a tenté de répondre.

 

 

 

     Interview

     
 

Interview de Sonia Tabbakh, psychologue clinicienne

 


    © Stock Exchange

 

Est-ce bien ou mal de croire au Père Noël, à la petite souris ou encore aux cloches de Pâques ?

L’enfant vit entre réalité et imaginaire. Un passage nécessaire à son bon développement. Il s’invente des personnages imaginaires (fantômes, amis imaginaires, fées, etc.) qui lui permettent d’affronter certaines réalités difficiles pour lui. Pour l’enfant, rien de plus normal que de croire au père Noël, à la petite souris ou aux cloches de Pâques. C’est uniquement pour l’adulte que se pose la question de la normalité !

Certains parents préfèrent ne pas laisser leurs enfants croire. Qu’en pensez-vous ?

La question est de savoir pourquoi ? S’agit-il pour ces parents d’une croyance qu’ils n’ont jamais eu eux-mêmes, en tant qu’enfant ? Est-ce une transmission trans-générationnelle de « non croyance » dans la lignée familiale? Le petit enfant a besoin de croire en des choses merveilleuses et magiques pour se construire. S’il ne croit pas au Père Noël, il imaginera en son monde intérieur un autre personnage, quel qu’il soit, afin de pouvoir jouer à « faire semblant ».


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    © Istock


Une maman, catholique et pratiquante, nous a raconté un jour que son fils n’avait jamais cru au père Noël. Elle s’était refusé à le plonger dans ce mythe, parce que c’était lui mentir. Et, croyante, elle ne pouvait s’autoriser le mensonge. Cela traduit-il quelque chose en particulier ?

L’enfant est, en effet, soumis aux systèmes de croyances de son environnement familial. C’est ainsi que se perpétuent ou non les traditions et croyances. Qu’en est-il pour cet enfant, lorsqu’il est en contact avec ses pairs, qui, eux, croient au père Noël ? Dieu est une croyance comme une autre. L’enfant (comme l’adulte) ne peut savoir s’il est réel tant qu’il est du domaine de l’abstrait, comme pour le père Noël... Les croyances fondent la construction de chaque individu et de chaque famille. Elles dépendent de ce qui est transmis de génération en génération. Est-ce mentir que de favoriser l’imaginaire et la magie chez son enfant ? Ment-on aux enfants lorsque nous leur racontons une histoire, ou que nous leur mettons un dessin animé ? La plupart des gens vous répondront que non. Alors pourquoi prétendre que l’on ment à un enfant en lui parlant du Père Noël ?

Pourquoi est-ce important de croire à certaines choses ? En quoi est-ce que cela joue sur le développement de l’enfant ?

Comme je l’ai dit précédemment, ces croyances imaginaires permettent à l’enfant de supporter les difficultés de la réalité extérieure. La magie favorise son imaginaire et lui permettra plus tard de développer sa créativité. Le père Noël représente une image puissante, bonne et généreuse pour l’enfant qui a besoin de croire en de bonnes représentations, positives pour son imaginaire. C’est important pour lui et il faut le respecter. Il n’y a pas de risque à laisser croire au père Noël pour les petits enfants, alors pourquoi vouloir à tout prix détruire le mythe !



    © Stock Exchange

En général, en entrant à l’école, les enfants apprennent très vite que le Père Noël n’existe pas. La petite souris prend plus de temps puisque les dents commencent juste à tomber. Mais lorsque l’enfant continue à croire, y a-t-il un moment où il faut arrêter et lui dire la vérité ?

Vouloir annoncer « la vérité » à un enfant peut être une épreuve douloureuse s’il n’est pas prêt. Souvent, l’enfant qui grandit quitte de lui-même le monde imaginaire pour s’intéresser à la réalité. Les médias et son environnement social et scolaire participent à fragiliser ses croyances. C’est vers 6/7 ans que l’enfant, avec l’entrée dans la scolarité, va commencer à douter et poser des questions du type « comment le père Noël fait pour passer par la cheminée alors que nous n’en avons pas ? Comment fait-il pour faire le tour de toutes les maisons en même temps ? »… L’important est de préparer l’enfant à la réalité présentée par les autres enfants qui peuvent se moquer de lui. Dites-lui que, vous aussi enfant, vous avez cru à la magie du père Noël. Vous l’aiderez ainsi à se situer dans une croyance familiale. Vous pouvez également en faire le complice de ce secret magique pour ne pas le révéler aux autres enfants plus petits, surtout s’il a de jeunes frères et sœurs… Il sera ravi et fier !

Quels sont les dangers ou du moins y a-t-il des dangers que ces croyances peuvent provoquer ?

Le seul danger est sans doute celui que ses désirs puissent s’accomplir dans un monde imaginaire merveilleux… avant de redescendre sur terre dans une réalité plus frustrante !

Qu’est-ce qui est à retenir, d’après vous, sur le sujet de la croyance en ces mythes ?

Quelque soit notre âge, l’important c’est l’esprit de Noël, de la féerie, de la bonté, de l’amour et de la fête en famille… à partager ensemble, à tout âge et sans modération !
  

 


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