loader.gifVeuillez patienter.
Chargement en cours...

lundi 24 septembre 2018 - Fête(s) du jour
  à la Une | Flash Info | Dossiers
Journal de voyage
Direction Gênes… en famille !
Reportage
En attendant bébé
Tri-test et Clarté nucale
Les deux tests importants de la grossesse
La page des mamans
Le sevrage
Comment s'y prendre lorsque vient le moment du sevrage…
La page des papas
Assister à l'accouchement… ou pas ?
Ce que les papas doivent savoir sur l'accouchement.
Espace Enfants
L'enfant-roi
Interview de Sonia Tabbakh, psychologue…
Bien-être
Exfoliez bio !
… et les autres jours aussi !
À Table !
L'intolérance au lactose
Quand bébé rejette toute forme de lait !
Le coin lecture
De la lecture…
… pour les grands
Le coin lecture
De la lecture…
… pour les petits
BD
BD…
…, livres-jeux & Brico
Dossier
Dermatologie
L’eau au service des maladies de peau
Dossier
Grossesse
La césarienne





L’enfant-roi
Interview de Sonia Tabbakh, psychologue…
 
« À la maison, c’est lui qui commande » témoignent certains parents en parlant de leurs petits bouts âgés de 4, 5, 6 ou même 10 ans. En se plaignant de n’arriver à rien, de ne pas pouvoir contrôler colères et exigences de ces petits rois en herbes. Comment en sont-ils arrivés là ? Peut-on faire marche arrière ? Sommairement, de qui est-ce la faute ? Réponses avec Sonia Tabbakh, psychologue et thérapeute familiale.
 

 


 

 Interview de Sonia Tabbakh


     
 

Interview de Sonia Tabbakh

 

Quand doit-on emmener son enfant chez le psy ?
© Top-Bébé

 

Certains enfants ont une nette tendance à tout commander chez eux. Et ce, dès leur plus jeune âge. À quoi est-ce dû ?

On sait que les premières phases d'autonomisation et donc d'affirmation de soi et d'opposition arrivent vers 18/24 mois en moyenne. S'affirmer, c'est vouloir décider pour soi et parfois c'est en miroir à l'adulte, une façon de s'identifier et d'intégrer l'autorité. Les phases d’oppositions sont des processus « normaux » du développement. Mais il faut savoir poser des limites pour que l’enfant puisse intégrer les règles de vie qui l'aideront dans son futur et être protégé dans son présent, tout en prenant en compte l'autre.

Quels sont les comportements que l’on peut observer dans le cas de l’enfant-roi ?

L'enfant "roi" n'est pas le terme que j'utiliserai... Je dirais plutôt qu'il y a des enfants en difficulté dans ce qui concerne la gestion de leurs frustrations et que cela dépend en partie de la façon dont les limites lui sont posées. Il s'agit de prendre en compte les besoins de l'enfant et de mettre du sens sur les interdits, nommer et rester ferme dès lors qu'il y a du danger pour l'enfant et que la limite d'atteinte à l'autre risque d'être (ou est) franchie. Pour le reste, la négociation et le dialogue peuvent cohabiter avec souplesse et surtout avec amour.

À partir de quand l’enfant doit-il cesser d’être un enfant-roi, ou simplement cesser d’être dans l’opposition telle qu’il fait céder ses parents par abandon ?

Si l'enfant a pu expérimenter des règles et limites familiales à la fois claires, fermes mais aussi des moments de "négociations", il peut évoluer sans montrer une opposition systématique. Les règles peuvent s'assouplir dès lors que la limite de la loi est respectée, même dans la famille ! Plutôt que "céder", c'est peut-être "négocier" qui peut prendre sens pour l'enfant. Négocier permet d’éviter que l’enfant s’attribue tout pouvoir et de ce fait, permet d'introduire l'idée de l'altérité et de l'échange dans la relation.

 

Quand doit-on emmener son enfant chez le psy ?
© Top-Bébé

 

Et lorsque les parents cèdent, que se passe-t-il ?

Céder, c’est « abandonner » la partie. Et c’est souvent le sentiment des parents qui s’épuisent face à l’enfant et se sentent démunis. Le relais de l'autre parent peut être d’un grand soutien (si la situation le permet évidemment). Les "abandons" répétés des parents risquent de mettre l'enfant en position de toute-puissance du fait du renoncement de l'adulte, générant aussi un sentiment d'insécurité.

Cette phase difficile chez certains enfants s’arrête quand ?

En général, la phase d'opposition chez les petits régresse vers 3/4 ans, selon les enfants et le contexte. Néanmoins l'opposition est aussi l'affirmation de soi et de ses idées, elle permet à l'enfant d'évoluer tout au long de son enfance avec des degrés différents. Un enfant qui montre une opposition systématique peut être la conséquence d'une certaine rigidité ou du moins d'une problématique dans les relations parents/enfants.

Peut-on enrayer ce type de comportement ?

À nouveau, poser un cadre et des règles claires, sensées et adaptées à l'âge et aux besoins de l'enfant, c’est déjà faire un pas vers une relation plus saine. S’y tenir, surtout lorsqu’elles sont fondamentales, c’est bien sûr essentiel... L'adulte est responsable de la manière de poser son autorité. Celle-ci peut être posée avec fermeté, respect et amour, sans pour autant entrer dans des rapports de pouvoir, de domination et de violence. Cela demande de se réinterroger souvent et parfois de réajuster aussi. La confrontation entre le parent et l’enfant comporte un risque énorme, celui de voir la violence et l’opposition monter crescendo. Aussi, lorsque les relations deviennent trop conflictuelles, que l'issue est régulièrement longue et lourde pour l'enfant comme les parents, il est peut-être alors souhaitable de demander l'aide d'un professionnel. Cela peut commencer par la PMI (pour les enfants de 0-6 ans), d'un pédopsychiatre ou d'un psychologue.

 

Quand doit-on emmener son enfant chez le psy ?
© Top-Bébé

 

Y a-t-il des conditions familiales prédisposées pour ce type d’enfants ?

On ne peut évidemment pas généraliser... Lorsqu'un parent est en difficulté pour poser des limites et un cadre clair et protecteur, il est possible que cela s'origine dans une transmission transgénérationnelle, mais cela peut aussi être la conséquence de relations de couples conflictuelles voire violentes, ou de séparations difficiles dans le couple... Poser alors des limites à un enfant, surtout dans une famille monoparentale peut vécu comme trop rigide ou au contraire, fait de manière excessif, par anxiété et désir de protection (hyper-protection).

Ce type de comportement non corrigés aura quelles conséquences sur l’avenir ?

Le risque est conforter l'enfant dans une illusion de toute-puissance, au-delà de toutes règles de société et de la loi, dans les situations les plus extrêmes. Cela peut créer des difficultés à gérer la moindre frustration, donc soit un isolement soit parfois des réactions de transgression ou de violence. Concrètement cela peut impacter dans les relations sociales, amoureuses, professionnelles et dans sa propre parentalité avenir.

Jusqu’à quand peut-on « faire quelque chose » ?

Il est mieux de réajuster au plus tôt évidemment, voire de solliciter des aides... Il est difficiles de donner un âge sachant que les remaniements et cette problématiques se rejoue bien souvent à l'adolescence. .

 

Quand doit-on emmener son enfant chez le psy ?
© IStock

 
     
 


    Identification

Mot de passe oublié ?






Forums | Dossier de presse | L'équipe | TOP BEBE Copyright 2007 | Tous droits réservés | Mentions légales