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mercredi 22 août 2018 - Fête(s) du jour
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La crise d'adolescence précoce
Interview de Sonia Tabbakh, psychologue…
 
Lorsque l’on parle de crise d’adolescence, cela évoque immédiatement des filles et des garçons de 13,14 ou 15 ans. Mais, dans une société où les choses vont de plus en plus vite, il arrive que nos chères têtes blondes se conduisent à 6 ans comme de mini adolescents. Ils nous tiennent tête, nous répondent, nous envoient promener et le tout avec un vocabulaire très enrichi et un ton qui laisse à désirer. Comment intervenir ? Peut-on empêcher ce phénomène ? Doit-on les laisser faire ? Et peut-on espérer, du fait de ces crises avant l’âge, échapper à celles de l’adolescence ? Sonia Tabbakh, psychologue, répond aux parents ! 
 

 


 

 Interview de Sonia Tabbakh


     
 

Interview de Sonia Tabbakh

 

Ces enfants que l’on fait grandir trop vite…
© IStock
     
 

Concrètement, la crise d’ado, c’est quoi ?

Lorsque l'on parle de "crise de l'adolescence" il s'agit plutôt d'une phase nécessaire et favorable à l'individualisation de l'enfant... Cela passe par des changements psychiques, dans le corps et dans la relation à l'autre par conséquence. C'est un besoin de se détacher de ses parents par l'affirmation de soi avec des mouvements pulsionnels (tels que l'entrée dans la sexualité), le corps se modifie et la critique de l'autre voire l'opposition peuvent s'affirmer.

 
     

 

« Ma fille de six ans prend de plus en plus d’assurance depuis l’entrée en CP. Et elle commence à faire des petites réflexions amusantes au premier abord mais qui me laissent toutefois perplexe, du style « elle est où ma mère ? » en parlant à ses copines, et sur un ton qui a tout de celui que l’on prend à l’adolescence, quand on commence à se la jouer « dure ». Et je ne parle pas des soupirs de désespoirs quand on lui demande de faire quelque chose, des « c’est toujours moi qui doit faire ça » et autres « j’en ai marre » à tout bout de champ. Jusqu’où je dois la laisser s’exprimer ? Son comportement est-il normal ? » (Nathalie, Toulon).

Il n'y a pas besoin d'attendre l'adolescence pour entendre les enfants s'exprimer ainsi... En effet, les enfants peuvent très vite ressentir le sentiment d'injustice et le besoin d'opposition que l'on retrouve même chez des plus petits. Le besoin de reconnaissance et d'appartenance avec ses pair(e)s peut amener l'enfant à adhérer à un mode de langage bien souvent commun et repris par mimétisme dans un groupe...et pour cela il n'y a pas d'âge !

Pour ce qui est de son environnement social et des mimétismes, il est d’ailleurs assez inné à chacun mais ne présente pas de danger... La limite sera celle de chacun, de ce que l'enfant peut exprimer de son ressenti ou de sa pensée sans transgresser la règle de "respect" à l'autre... et inversement!

 

Ces enfants que l’on fait grandir trop vite…
© IStock

 

« Alors que ma fille aînée s’est comportée comme toutes les petites filles telles qu’on les imagine, la deuxième a tendance à se prendre pour une grande sans arrêt. Si je la laissais faire, elle porterait déjà des strings (à 7 ans !!!), se maquillerait, mettrait des talons bref, utiliserait toutes les astuces qui pourraient lui permettre de faire plus vieille. D’ailleurs, elle n’aime pas jouer avec les enfants de son âge et préfère les plus grandes filles. Mais c’est inquiétant parce qu’elle a tendance du coup à suivre n’importe qui du moment qu’elle est acceptée dans un groupe. J’essaye de l’en empêcher et j’ai l’impression de l’avoir élevé comme sa sœur, mais j’ai dû rater quelque chose quelque part. je suis très inquiète de ce qui pourrait lui arriver à adopter ce type de comportements ». (Lucille, Paris).

Pas de panique, elle essaie peut-être de rattraper sa sœur aînée, voire de la dépasser ! Elle cherche peut-être à signifier sa difficulté à trouver sa place, qui se situe après sa sœur et présente donc une difficulté supplémentaire. Eviter de projeter vos angoisses d'avenir sur l'enfant et favoriser le déguisement peut l'aider à s’adapter à des besoins de son âge.

La façon dont les enfants réagissent n’a rien à voir avec l’éducation que vous leur apportez. C’est l’enfant qui est singulier, unique et il en est de même de sa place et de son vécu. C'est à vous de poser la limite et de choisir avec elle ses tenues. Pour le reste il peut s'agir de jeux, de déguisements qui sont à adapter à son âge et aux circonstances.

« A la maison, nous avons toujours essayé de laisser à nos enfants, Thomas, 8 ans et Sarah, 9 ans, la liberté que nous n’avons pas eu nous dans notre enfance. Mais aujourd’hui, mon fils me répond sans arrêt et m’envoie promener. J’ai beau le menacer, le punir, ou lui donner une claque, rien n’y fait. Il m’a même déjà tapé. Je ne comprends pas. Sa sœur commence à répondre aussi. Je ne comprends pas, on ne leur refuse pas grand-chose. Ils ont le droit de faire plus de choses que leurs copains. Et on dirait que ce n’est jamais assez. Ils ne sont jamais contents. Qu’est-ce qu’on peut leur donner de plus ? On ne sait plus quoi faire ». (Myriam, Paris).

C'est une question complexe et il manque un bon nombre d'éléments pour y répondre complètement... Ce que je peux en dire toutefois c'est qu'il ne s'agit pas forcément d'un problème de "liberté" mais de permettre aux enfants de bien grandir dans un cadre structurant, donc avec des limites (notamment par rapport aux dangers) et chaleureux (de l'amour !). Il arrive parfois que l'enfant ait besoin d'exprimer son opposition et sa colère et ne se sentant pas légitime dans ce ressenti, il est alors important de favoriser l'expression de ses affects chez lui tout en posant des limites claires et en distinguant colère et violence.

Si les difficultés persistent et si la communication devient violente, il peut être alors bénéfique d'envisager une consultation psychothérapique.

Enfin, j’ajouterai que si l'on interdit aux enfants de taper, il est mieux de l'appliquer soi-même pour que cela ait du sens pour l'enfant ensuite... Sinon on lui transmet un message paradoxal ou c'est la loi du plus fort... à méditer!


 
     
 


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