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La dyspraxie
Interview de Sabine Magherini, institutrice
 
Ancienne orthophoniste, Sabine Magherini, enseignante dans le Var en classe de CE2/CM1, utilise chaque jour les connaissances liées à sa précédente profession pour aider des enfants en difficulté. Parmi les pathologies qu’elle rencontre, toutes ces dys-quelque chose, il y a la dyspraxie. Un nom barbare et moins connu bien d’autres troubles de l’apprentissage, et pourtant extrêmement handicapant.
 

 


 

 Interview de Sabine Magherini


     
 

Interview de Sabine Magherini

 

La dyspraxie
© Top-BéBé

 

Qu’est-ce que la dyspraxie ?

Pour résumer, la dyspraxie est la difficulté à entrer en contact avec l’écrit. Autrement dit, les enfants dyspraxiques ont du mal à tenir leur crayon et à écrire. Ils ont du mal à se repérer dans l’espace et, du coup, cela se répercute sur l’écriture. Savoir si on commence à écrire de droite à gauche ou de gauche à droite est déjà difficile. Ensuite, il leur est difficile de tracer des lettres, qui seront mal formées ou simplement déformées. C’est toute la motricité fine qui est affectée.

Comment se détecte-t-elle ?

La question est délicate. Certains disent que tout se joue avant six ans. Mais c’est faux, et heureusement. Ce qui est vrai, c’est que normalement, un enfant doit pouvoir être compris par n’importe qui à l’âge de trois ans. Evidemment, un enfant non scolarisé parce que, par exemple, il est de janvier, et ne rentrera à l’école qu’à trois ans et demi, aura parfois un langage moins développé qu’un enfant entré en maternelle à deux ans et demi ou trois ans. Ce paramètre et bien d’autres encore (la stimulation du langage à la maison par exemple, les fratries…) rendent la tâche plus difficile. Il y a bien sûr des signes qui mettent les enseignants, les parents, l’entourage ou simplement le pédiatre en alerte. Mais, la plupart du temps, il faut attendre la fin du CP pour poser un diagnostic. L’âge où, théoriquement, l’enfant commence à écrire et où, donc, on pourra remarquer un problème dans la formation des lettres et l’écriture en elle-même.

Comment se manifeste-t-elle ?

Comme je l’ai déjà dit, ce sont surtout les problèmes d’écriture qui mettent sur la voie de la dyspraxie. Mais une extrême agitation, un enfant qui a besoin d’attirer l’attention, qui refuse simplement d’écrire, sont autant de signes indicateurs. C’est là qu’un bilan avec un orthophoniste peut être intéressant. Il faut tout de même faire attention en posant le diagnostic. Un enfant agité ou qui a du mal avec les apprentissages peut aussi souffrir d’autres pathologies ou simplement avoir un déficit auditif.

La dyspraxie a-t-elle une origine héréditaire ?

On ne sait pas vraiment. Comme pour toutes les pathologies « dys-quelque chose (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie…), on aimerait bien avoir une cause, mais elle reste flou. Certaines études tendraient à montrer qu’une zone du cerveau serait affectée en particulier et pourrait provoquer ces dys-quelque chose. Pour l’heure, nous sommes sûrs d’une chose en particulier : c’est que l’environnement de l’enfant familial et scolaire a évidemment son importance dans le développement de l’enfant, comme dans bon nombre de ces « maladies ». Un enfant qui a vécu un choc émotionnel, qui est très angoissé par ce qui se passe chez lui, pourra par exemple se mettre à bégayer. Un autre dans la même situation, non. Simplement parce que l’un sera encadré, entouré, l’autre moins.

Quelles sont les conséquences sur le quotidien de l’enfant ?

Les conséquences de la dyspraxie peuvent être dramatiques. L’enfant peut faire un rejet total de l’école et des apprentissages. Il peut être dégoûté par l’idée même d’aller à l’école. Un enfant non diagnostiqué qui se fait systématiquement gronder parce qu’il ne suit pas pourra alors s’auto-dévaluer. Et partir du principe que de toute façon, il est mauvais en classe, donc que ça ne sert à rien de travailler. Ces enfants vont, par exemple, refuser tout simplement d’entrer dans l’écrit.

Comment l’aider ?

Souvent, le moyen le plus simple d’aider ces enfants est de leur apprendre à investir l’espace. C’est presque une rééducation auditive et labiale. On accompagne le geste et le mot. « Pour tracer ton O, trace un cercle et termine-le par une boucle ». Le dyspraxique fonctionne avec la partie droite de son cerveau, qui est « l’immédiat ». Il faut donc le stimuler pour qu’il utiliser la partie gauche, qui est « le long terme » et les liens entre plusieurs choses. Mais, aider un enfant dyspraxique, c’est surtout commencer par lui donner –ou redonner- confiance en lui. L’aider à raisonner, l’aider à terminer son exercice, sa page. Lui poser des petits défis, comme par exemple lui proposer d’écrire au moins deux phrases en lui assurant qu’on écrira le reste.

Quels sont les moyens qui peuvent-être mis en place pour l’aider à la maison, à l’école ?

L’encadrement est le plus important. Mais, par exemple, quand c’est possible, « informatiser » l’enfant peut être une bonne solution. Lorsque l’enfant n’a plus l’appréhension du crayon, il s’enlève un poids. On peut également demander une aide pour lui, en classe. L’orthophoniste est aussi indispensable, pour justement l’aider dans son apprentissage et son approche de l’écrit.

Quelle évolution dans le temps ?

Si l’enfant est capable de « construire » les choses dans sa tête, de les verbaliser, d’organiser sa pensée, autrement dit de comprendre oralement, d’apprendre, de structurer les choses, alors il n’y a aucune raison pour qu’il ne puisse pas suivre une scolarité normale, aidé par les moyens comme l’informatique. La dyspraxie, comme les autres pathologies dys- , n’empêchent pas d’évoluer, de faire des études, avec un bon suivi et les outils appropriés. On dit souvent que tout se joue avant 6 ans. Mais ce n’est pas absolument pas vrai. En réalité, la pensée formelle se situe à 12 ans. Jusqu’à cet âge, l’enfant est en plein développement. C’est là que ses neurones se développent. Après 12 ans, c’est le travail et les apprentissages qui feront le reste. Donc si l’enfant est pris à temps, il pourra évoluer comme les autres.

 

La dyspraxie
© Top-BéBé

 
     
 


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