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jeudi 9 septembre 2010 - Fête(s) du jour
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Ma mère me dit que…
… de mon temps, on ne faisait pas comme ça…
 

« Elles s’énervent avec leur mère, qu’elles rappellent chaque jour », dit une chanson de Garou, à propos des filles… Et reconnaissons-le mesdames, c’est à peu près ça. On adore nos mamans, mais il y a toujours des « mais ». Et encore plus lorsque vient le temps pour nous de pouponner. Nous croyons tout savoir sur notre petit bout parce que c’est le nôtre, elles pensent tout savoir parce qu’elles nous ont élevé... Résultat ? Vous passez votre temps à vous chamailler et à essayer de faire comprendre à l’autre que c’est vous qui avez raison. Quant à nous, on veut bien parier que vous avez vécu au moins l’une des situation ci-dessous…

 

 


 

  « Laisses-le donc pleurer »…
  « Prends-le dans les bras en voiture »…
  « Laisses-le jouer tout seul »…
  « Arrêtes de le badigeonner de crème solaire »…
  « Une petite tranche de saucisson ne lui fera pas de mal »…
  « Mets-le dans sa chambre pour jouer »…
  « De mon temps, on ne donnait pas toutes ces vitamines »…
  « Vous n’étiez pas malades comme ça tout le temps »…
  « Est-ce bien utile de l’emmener chez le pédo-psy ? »…
  « Es-tu sûre qu’il est assez couvert ? »…
  « Tu le fais manger, un point c’est tout ! »…
  « Un enfant doit manger de tout ! »…
  « Une bonne fessée ne le tuera pas »…

 

     
 

Attention : Les « vérités » dont nous parlons dans cet article ne s’appliquent heureusement pas à toutes les mamies et arrières grands-mères. Il ne faut pas les prendre pour des généralités. Il y a heureusement des générations plus conciliantes que d’autres et des mères et grand-mères bien différentes les unes des autres. Nous avons simplement tenté de démontrer à quel point l’éducation des enfants a évolué…

 

« Laisses-le donc pleurer »…

Quelle jeune maman des temps modernes n’a pas entendu la sempiternelle phrase « Mais si tu le prends dans les bras à chaque fois qu’il pleure, tu ne t’en sortiras jamais ! » ? Allez, avouez… Du temps de nos mamans, les pédiatres prônaient bel et bien la résistance. « Bouchez-vous les oreilles et laissez-les pleurer, c’est bon pour ce qu’ils ont ! ». Oui, mais… Les temps ont changé et tout le personnel médical vous le dira : laisser pleurer un bébé dix minutes, ça n’est pas grave. Si, au-delà, votre nourrisson hurle toujours, ça devient pathologique. Comprendre par là que quelque chose ne va pas. Le prendre dans les bras devient donc la solution. Vous le rassurez, vous le calmez et vous minimisez les risques d’angoisse de séparation.

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© Istock

 

« Prends-le dans les bras en voiture »…

Non, non, non ! Ca n’est pas, parce que, quand vous étiez enfant, les sièges auto n’existaient pas et que vous êtes toujours en vie, qu’il faut prendre ce risque avec bébé. Le siège-auto a été mis au point justement à cause des nombreux accidents survenus au fil des ans. De la même manière que la ceinture de sécurité est devenue obligatoire pour les adultes, le cosy puis le siège auto le sont devenus pour les enfants.

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© Stock Exchange

   

« Laisses-le jouer tout seul »…

Beaucoup de grands-mères ont encore du mal à comprendre que vous, jeune maman, ainsi que le papa, passiez du temps à jouer avec vos enfants. Pour la simple et bonne raison que lorsqu’elles ne l’ont pas fait. Combien d’entre vous ont le souvenir d’une après-midi de jeu avec maman ? La génération toute entière des 30/40 ans ou presque vous le dira : les sorties, les jeux, c’étaient avec Papi et Mamie. Mais les parents, eux, survivants de mai 68, avaient d’autres chats à fouetter. S’occuper d’eux, par exemple. Difficile de leur en vouloir cela-dit. Après des années de restrictions, la liberté était enfin à portée de mains. Sorties, resto, boites de nuit… On embauchait la baby-sitter ou les grands-parents et on sortait ! Résultat ? Lorsque votre maman vous voit, aujourd’hui, sortir tout le matériel de pâte à sel pour faire une après-midi de créations artistiques avec vos enfants, elle fait les yeux ronds. Mais tenez-bon ! L’éveil des enfants se fait aussi et surtout parce que vous leur consacrez du temps. Et puis, profitez-en… L’enfance passe vite et bientôt viendra le temps de la rébellion adolescente. Adios les après-midi en famille !

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« Arrêtes de le badigeonner de crème solaire »…

Beaucoup de mamans et de grands-mères ont du mal à comprendre que les temps ont changé. S’il est vrai que lorsque nous étions enfants, on ne passait pas notre temps à se faire enduire de protection solaire SPF 50+, c’est le cas aujourd’hui. Le soleil n’est plus le même et la recherche a montré que le capital solaire devait se préserver. Et non, ne pas mettre de crème solaire n’est pas la solution à l’accoutumance au soleil. Ce n’est parce que vous protégez bébé qu’il aura la peau fragile, bien au contraire. Alors, si votre maman vous regarde d’un air désapprobateur parce que toutes les deux heures, vous en remettez une couche, tenez bon ! Et appliquez de la crème plutôt deux fois qu’une !

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« Une petite tranche de saucisson ne lui fera pas de mal »…

Non, effectivement, mais seulement si votre enfant a plus de deux ans ! Sinon, c’est mauvais pour la santé. On parle aujourd’hui beaucoup de la diversification alimentaire, chose qui n’existait pas lorsque nous étions nous-mêmes enfants. Pour la simple et bonne raison qu’on prenait le biberon jusque très tard. L’organisme avait donc le temps d’arriver à maturation et d’être prêt à manger des choses différentes. Aujourd’hui, la diversification alimentaire commence à six mois. Et tous les pédiatres vous diront d’y aller par étapes. Les aliments salés comme les chips ou le saucisson seront bannis de l’alimentation des enfants jusqu’à deux ans, pour laisser le temps aux reins qui filtrent le sel d’arriver à maturation.

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« Mets-le dans sa chambre jouer pour jouer »…

Qui n’a pas le souvenir de s’être fait rabrouer à vouloir jouer dans le salon, près des adultes ? Les enfants, alors, avaient leur place dans leur chambre. Et pas sur le tapis du salon, avec leurs jouets étalés partout. Pourtant, quel enfant aime jouer tout seul dans sa chambre, plus d’une demie heure d’affilée ? Nous parlons ici, bien sûr, des petits. Pas des adolescents qui vous colleront bientôt l’étiquette « Danger » sur la porte de leur univers dans lequel vous ne pourrez plus mettre un orteil sans provoquer un cataclysme. Alors, oui, aujourd’hui, la plupart des petits jouent à côté de vous, dans la pièce principale de la maison. Et par facilité, vous avez installé un cube, un coffre, un panier, pour ranger le soir venu tous les Duplo et autres poupées de vos chères têtes blondes.

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« De mon temps, on ne donnait pas toutes ces vitamines »…

C’est vrai, mais là encore, vous pourrez répondre à votre maman ou votre grand-mère qu’il faut vivre avec son temps. Et que les vitamines, aujourd’hui, apportent un véritable plus à l’enfant. Fluor pour les dents, vitamines, vaccins, tout a évolué. Et les enfants ne s’en portent pas plus mal.

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« Vous n’étiez pas malades comme ça tout le temps »…

Aujourd’hui, beaucoup d’enfants passent l’hiver à cumuler les rhumes, gastro et autres petites maladies. De nombreux facteurs sont cause de ces problèmes, comme la pollution qui les fragilise et surtout, le fait que les enfants ne sont plus gardés à la maison ou chez la nourrice mais à la crèche, véritable nid à microbes.

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« Est-ce bien utile de l’emmener chez le pédo-psy ? »…

Ah, les mamans et les psys… Ces médecins des « fous » n’ont en général pas bonne presse dans le cœur des générations précédentes. Et pourtant, ils peuvent être parfois si utiles…

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« Es-tu sûre qu’il est assez couvert ? »…

Un bon truc pour savoir si bébé est assez ou pas assez couvert. Demandez-vous si vous avez froid ou chaud et partez du principe que votre petit bout aura plus chaud que vous ou plus froid que vous. Evitez, bien sûr, la comparaison lorsque vous êtes en t-shirt et bébé en doudoune…

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« Tu le fais manger, un point c’est tout ! »…

Vers les deux ans arrive souvent une phase durant laquelle bébé se rebelle à propos de la nourriture. Il commence à avoir des goûts bien arrêtés et c’est une façon de s’opposer à la mère. Difficile dans ce cas de lâcher prise et on répèterait bien l’attitude de nos mères, à savoir nous garder à table jusqu’à ce que l’on finisse notre assiette. Et pourtant, les pédiatres vous diront tous la même chose : aucun enfant ne se laisse mourir de faim. Donc, si bébé ne veut pas manger, sortez-le de table. Il mangera mieux au repas suivant !

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« Un enfant doit manger de tout ! »…

Oui, mais, diversification alimentaire oblige, encore, chaque chose en son temps. On ne se gave pas de cacahuètes à deux ans, encore moins à un an. Les allergies alimentaires sont de plus en plus nombreuses. Les paliers alimentaires permettent de les découvrir plus vite et de les réduire au maximum.

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« Une bonne fessée ne le tuera pas »…

Depuis la nuit des temps, on punit par le geste. Une claque, une fessée. Alors, certes, une tape sur les fesses ne tuera jamais un enfant. Mais au fil des années, on a réalisé que donner une tape sur les fesses sans expliquer pourquoi, ça n’avançait à rien. L’autorité a donc pris un tournant nouveau. Les parents d’aujourd’hui expliquent aux enfants le pourquoi de leur punition. On tape moins, on parle plus. On punit toujours mais différemment. Autrefois, on mettait une fessée et on envoyait l’enfant au coin ou dans sa chambre. Le temps de la communication est établi.

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