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jeudi 9 septembre 2010 - Fête(s) du jour
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Ma douce attente…
Le journal d’une grossesse Par Virginie Laurier
 

Après un an d’attente, ça y est, me voilà lancée dans la grande aventure de la maternité. Neuf mois d’une douce attente, partagée entre exaltation et inquiétudes… Voici donc, au fil des mois, mes doutes, mes angoisses mais aussi mes joies et mes ravissements…sans oublier mes découvertes avec une petite pointe d’humour !

 

 

 

    Mois 1
  Mois 2
  Mois 3
  Mois 4

     
 

Mois 4

Découverte de la petite crevette…

Ca y est ! Les trois semaines de canapé-lit touchent à leur fin. Je vais enfin pouvoir reprendre du service ! Mais, à une condition évidemment : que tout aille bien pour le bébé. Et pour vérifier, pas de médium mais un examen des plus importants : la première échographie. Celle des 12 semaines, celle de la clarté nucale. Celle qui vous dit que votre bébé va bien ou qui se termine dans le drame. Je prie déjà depuis plusieurs jours pour que tout se passe bien et que je puisse vivre les prochains mois un peu plus zen que les premiers… J’ai imploré tout le monde, de Bouddha à bébé, en passant par les astres et autres divinités ! Les nuits précédant le grand jour, me voilà devenue insomniaque. Les questions assaillent mon cerveau, je me tourne et me retourne dans mon lit… J’essaye de me calmer et je pratique le « respirer-souffler, respirer-souffler » sans grand succès. Euh, dites, j’espère que ça marche mieux pendant l’accouchement cette histoire ?

Les heures passent malgré tout et ça y est : c’est le Jour J. Me voilà de retour dans la salle d’attente de ma gynécologue. Et parlons-en de l’attente : toujours aussi longue et aussi pénible à vivre, entourée des femmes enceintes jusqu’aux dents, qui sourient toute seule en caressant leur ventre ! J’ai beau essayer de ne pas les regarder et de me concentrer sur des magazines, rien à faire. Mes yeux finissent toujours par fixer leurs gros bidons ! Je suis anxieuse et ça se voit. Je gigote, tournicote sur ma chaise. Même le futur papa qui, bien sûr, tenait à être là, n’arrive pas à me rassurer. J’hésite à prendre la poudre d’escampette mais une partie de moi tient bon. « J’y suis, j’y reste ». Mais qu’est-ce que c’est long… Et puis soudain, mon nom résonne dans la pièce.

Les jambes flageolantes, je me dirige vers la salle d’échographie, suivie par mon compagnon. En deux temps trois mouvements, me voilà toute nue sur la table d’examen. « On y va ! » lance la gynécologue. Aussitôt dit, aussitôt fait : une image en noir et blanc apparaît sur l’écran. Premier geste de la praticienne : vérifier l’activité cardiaque. 173 battements par minute ! Qu’on ne risque pas de rater, tellement c’est bruyant. Bon, c’est déjà ça. Je commence à souffler. Je plisse alors les yeux pour scruter le fœtus sur l’écran : la tête et le ventre apparaissent distinctement, et les pieds et les jambes remuent. À peine 5 centimètres et déjà tout est en place ! C’est bluffant… Je me lèverais bien pour faire une petite danse tellement je suis contente, mais bon, je suis quand même nue comme un ver… Et j’avoue que pour l’heure, mes yeux n’arrivent pas à se décoller de l’écran plat placé juste devant moi. Pourtant, je ressens encore une pointe d’angoisse. Je sais que je ne suis pas au cinéma et que l’examen est loin d’être fini. J’attends donc le verdict, qui paraît très long à venir. Parce que, bien sûr, les médecins, dans ces cas-là, concentrés sur leur travail, en oublient que nous, patients, on n’a pas fait médecine. Je suis navrée, mais « le faux médiane est en place », eh bien pour nous, ça ne veut rien dire du tout ! Et lorsque la charmante dame énumère point après point tous les détails de l’anatomie du cachou, je m’efforce de déceler sur son visage un signe… Mais rien. Impassible, elle examine. Mon cœur bat au moins aussi vite que celui du fœtus. Je manque même l’infarctus lorsqu’elle se met à taper sur mon ventre avec son doigt. « Quoi ? Un problème ? ». Bon, non, elle essaye juste d’obliger la crevette à bouger. Mais ça aurait été bien de prévenir.

Si je ne comprends vraiment rien à son monologue, je reconnais tout de même le cœur ! Toute fière de moi, je scrute la tâche blanche qui « clignote ». Pfff, l’examen semble tirer à sa fin. Mon compagnon pose évidemment LA question qui le tarabiscote –et même si je lui expliqué 100 fois que même si parfois on peut en avoir une idée à la première échographie, ce ne sera confirmé que dans 2 mois, à la seconde-, à savoir, fille ou garçon ? Bien sûr, la réponse est classique : c’est trop tôt pour le dire.

Avant de terminer l’examen, chaque organe est figé sous forme d’une photo. Puis la gynécologue passe en vidéo 4D : le fœtus apparaît sous toutes les coutures, de couleur orangé. J’ai du mal à comprendre ceux qui s’extasient de ce nouveau procédé. Ce n’est, d’après moi, pas très beau. Le visage paraît tout cabossé. La 4D doit se rapprocher de la réalité, mais j’espère qu’elle n’est pas réaliste à ce point-là… Perdue dans mes pensées, je sursaute lorsque mon médecin annonce la fin de l’examen. Le futur papa ose enfin poser l’autre question, celle qui va nous faire sortir avec le sourire ou pas… Eh oui, tout va bien !

En me rhabillant, je songe déjà à tous les gens que je vais enfin pouvoir prévenir ! Reprendre le travail, et vivre un peu plus sereinement… Enfin ! Mais pour commencer, et comme toutes les futures mamans, je sors de la salle un sourire béat sur le visage et la main posée sur mon –pour l’instant- tout petit ventre ! Tout en contemplant la photo de mon bébé orange…

Le bonheur à l’état pur !

Rentrée chez moi, je me précipite pour téléphoner à ma mère et à ma belle-mère. Tout le monde est ravi. J’appelle aussi mon chef, qui semble soulagé de me voir réintégrer « la maison » et qui m’annonce qu’il a aménagé mon emploi du temps afin de m’éviter des déplacements en voiture supplémentaires. Il est vrai que je peux me passer des deux heures aller-retour qu’un reportage en montagne implique parfois… d’autant plus que j’ai déjà une heure aller-retour en voiture pour les trajets maison-travail !
Le retour au travail se passe bien. Mes collègues sont contentes de me voir revenue. Et comme j’ai apporté les premières photos de la vedette, les suppositions fusent, sur le sexe, les ressemblances… et elles me titillent gentiment pour savoir quel prénom nous allons donner à la petite merveille. Mais nous avons décidé d’y réfléchir lorsque nous saurons le sexe, dans un peu plus de deux mois. Pour l’heure, la photo en 4D trône en bonne place au milieu des photos souvenir de la rédaction…
Pour l’instant, rien ne laisse présager de mon état. Les nausées et vomissements ont fait leur œuvre : 3 kilos de perdus en moins d’un mois. Mais je me sens en pleine forme, au fur et à mesure que ces petits désagréments s’atténuent. J’en oublierais presque que je suis enceinte. Je me sens bien : mes boutons se sont envolés, mes cheveux sont superbes, j’ai bonne mine. Les amis à qui j’annonce la nouvelle me trouvent rayonnante. Le bonheur d’être enceinte se lit sur mon visage ! Pas de « Motherfucker » (spectacle de Florence Foresti) pour moi. Comme je suis accro aux produits de beauté, j’use et j’abuse d’huiles hydratantes, réputées anti-vergetures. Il n’y a pas de mal à se faire du bien !! Je dévore tous les livres sur la grossesse, m’observe pour savoir si j’ai bien les symptômes décrits… la grossesse est une vraie découverte de moi-même. J’adore cette parenthèse enchantée de ma vie. Et j’attends avec impatience les premiers coups de pieds pour pouvoir communiquer avec bébé…

 


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