Mois 8
Petit moment de détente pendant l’attente
Je suis enfin en congé maternité ! Et qui dit congé, dit temps libre, autant en profiter. Avec mon compagnon, nous avons décidé de faire une petite escapade dans le Cantal le temps d’un week-end. Au programme, de la DE-TEN-TE ! La neige est tombée, le petit village où nous résidons ressemble à une vue de carte postale. Et notre hôtel correspond parfaitement à ce que nous recherchions : une chambre cosy, des repas gastronomiques, un accueil soigné. Il propose aussi un espace détente avec piscine, jacuzzi et sauna, dont nous profitons en fin d’après-midi. Je zappe les deux derniers, grossesse oblige, mais je profite longuement de la piscine. On m’avait parlé des bienfaits de l’eau pendant la grossesse, mais je n’avais pas imaginé à quel point ! Mon corps me semble léger, je me laisse flotter avec délices… Je n’en oublie pas pour autant mes petites balades, mais cela devient de plus en plus difficile, d’autant plus que l’Auvergne n’est pas une région « plate ». Nous décidons donc de faire quelques petites escapades en voiture, ponctuée de pauses sur les lieux touristiques… Sur le chemin du retour, nous prenons conscience qu’il s’agissait d’une dernière parenthèse insouciante dans notre vie, avant les responsabilités. « On va en prendre pour vingt ans ! » rigole mon compagnon, jamais à court d’une petite blague…
C’est bientôt le jour J !
Cela dit, blague à part, je suis dans mon dernier mois et ce sont effectivement mes dernières semaines de « future mère ». Dans quelques jours, quelques semaines au plus tard, je serai « maman ». J’ai encore du mal à m’en rendre compte tant je n’ai pas vu les jours s’écouler. Il faut dire qu’avec tous les rendez-vous et le matériel à préparer, je n’ai guère eu le temps de m’asseoir. Et je comprends ce que mes amies mamans ne cessaient de me répéter au début de ma grossesse : « Profite, profite, ça passe tellement vite ! » Même si tout se passe très bien, l’impatience me gagne. Des petits désagréments sont apparus depuis le mois dernier : j’ai de plus en plus de mal à me déplacer (descendre les escaliers chaque matin est devenu un exercice périlleux, puisque je ne visualise presque plus les marches sur lesquelles je dois poser mes pieds), j’ai des envies de pipi en permanence, ce qui me pose quelques soucis lors de mes balades, j’ai les jambes lourdes, dues à des problèmes de circulation et mes habits de grossesse ne ferment plus. Enfin, je ressens quelques contractions, notamment pendant ma promenade quotidienne.
Mais, plus important que tout, je suis de plus en plus impatiente de découvrir ma petite pépette, qui ne cesse de me donner des coups de pieds !! Et ce temps qui me paraissait jusqu’alors passer si vite me semble certains jours interminable. Quoique… Hormones aidant sans doute, mon humeur diffère chaque jour et me fait changer d’avis tous les quatre matins. Je suis partager entre l’idée de profiter encore de « l’avant » et celle de découvrir ce petit être qui m’habite. D’autant que même si tout va bien, je me plains de plus en plus souvent à mon compagnon que j’en ai marre et que je voudrais bien accoucher, là maintenant, tout de suite. Lui est au travail toute la journée, et je suis lassée de surfer sur le Web. Mes affaires sont prêtes, celles du bébé aussi. Tout les vêtements sont lavés, triés, rangés et re-rangés selon les catégories et les tailles. Ma vanity est prête. En résumé, je suis dans les starting-blocks ! Contrairement au papa qui me répète : « Tu dois accoucher le 20 avril, pourquoi tu t’impatientes ? » On voit bien que ce n’est pas lui qui porte près de quinze kilos supplémentaires quotidiennement… Bon, d’accord, je le reconnais, je deviens ronchon… Ce qu’on m’avait raconté sur les dernières semaines de grossesse, je le vérifie au quotidien. Et je ne songe plus qu’à accoucher… Non mais…
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