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jeudi 9 septembre 2010 - Fête(s) du jour
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Le tourisme « responsable »
 
Juin est là et ça sent incontestablement les vacances ! On ressort la crème solaire, bio si possible, les maillots et les tongs, et on dépoussière sa valise ! Reste la destination à choisir, si bien sûr ce n’est déjà fait. Mais comme vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser les « last minute », à nous de vous confier nos petits secrets, de dernière minute, pour vous aider à passer des vacances le plus écolo possible ! Un dossier d’Aline Lambert.

 

 


 

 Les moyens de transport…
 La compensation carbone
 Le petit truc de la rédaction…
 L’hébergement
 Souvenirs, souvenirs…
 Les voyages solidaires
 Chartes et labels
 Quelques adresses

 

     
 
     
 

Le saviez-vous ?

L'impact écologique de nos vacances sur la planète peut être énorme ! Si vous êtes un(e) éco-citoyen(ne) motivé(e), que vous faites attention à votre alimentation, que vous utilisez les transports en commun, que vous triez vos déchets et faites attention à ne pas gaspiller eau et électricité (sans pour autant vivre de l'exploitation de vos chèvres dans une yourte sur le Larzac), et que vous décidez de partir en avion aux États-Unis, sachez que le CO2 émis par le vol peut représenter autant que vos activités tout le long de l'année ! D'autant que le CO2 émis en altitude est encore plus nocif qu'au sol, car les trainées de condensation (ces trainées blanches que l'on voit à l'œil nu et qui amusent les enfants) laissées par les avions bloquent la chaleur de la Terre dans l'atmosphère.

 
     

 

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Etre écovoyageur – Livre édité par « Nature et Découvertes », collection « Et si on vivait autrement ? ». Prix : 1 €.

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« Face au tourisme de masse, l’écotourisme se développe. Cette forme de voyage responsable, dans des espaces naturels, et auprès de civilisations variées, contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales. Si vous êtes un voyageur solidaire, ce petit livre vous offrira un éventail de possibilités… Si vous ne l’êtes pas encore, il vous démontrera l’intérêt de le devenir… »

 
     

 

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Les moyens de transport…

Avant de vous décider, une petite devinette : le moyen de transport le plus polluant (en terme de CO2 émis), pour rejoindre votre lieu de villégiature, c'est ?... La voiture, bien sûr ! La voiture en ville, plus précisément. Il y a cependant fort à parier que si vous partez, vous prendrez l'autoroute, ce qui diminue consommation et rejet de CO2. Et comme vous ne serez probablement pas seul(e) dans votre véhicule, c’est bien sûr un plus ! Et si vous partez seul(e), pensez au co-voiturage ! Attention cependant aux caravanes, aux voitures trop chargées et à la climatisation, qui font très vite grimper la consommation ! Et augmentent donc les effets néfastes sur l’environnement.

Toutefois, le moyen de transport le plus utilisé par les Européens pour leurs vacances à l'étranger reste l'avion. Et là, la planète n'est pas à la fête ! En effet, même si un avion consomme relativement peu par rapport au nombre de passagers qu'il transporte, il émet tout de même 60g de CO2 par km et par passager (100g pour un vol court, les phases les plus polluantes étant le décollage et l'atterrissage), sur une longue distance ! Imaginez un peu… On sait aujourd’hui qu’un arbre n’absorbe qu’environ 10g de CO2 par an, soit des pécadilles. On sait aussi qu’en 2020, si nous voulons préserver notre climat, nous devrons réduire nos émissions de CO2 à 500 kg par an et par personne, contre environ 8 tonnes aujourd'hui. Comme vous pouvez le constater, il reste beaucoup de chemin à faire ! Et on comprend vite que ce moyen de transport n'est jamais anodin.

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La compensation carbone

Si vous décidez de prendre l'avion, vous pouvez « compenser » volontairement vos émissions de CO2 en faisant un don à une association qui investira pour vous dans un projet « vert ». C'est un geste généreux, et qui est loin de s'avérer inutile, pour un coût modeste par rapport à votre voyage : Environ 60 € pour un aller retour Paris-New York, donc 66% déductibles de vos impôts, soit un coût de 20 €, pour un voyage qui vous coutera environ 500 €. Cependant, cette solution, si elle s'avère une bonne idée si vous partez peu et loin, ne peut malheureusement pas se substituer à une réflexion plus profonde : en 2020, nous serons 1,6 milliard de touristes !

Vous trouverez plus d'informations sur le site de l'Ademe.

Quelques associations sérieuses : Climat Mundi, Action Carbone, CO2 solidaire

 
     

 

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Si vous partez à moins de 1000 km, sachez que le train peut s'avérer une excellente alternative, et surtout écologiquement parlant, à tous les moyens de transport, puisqu'il émet vingt à trente fois moins de CO2. Il est tout de même de notre devoir de constater que les trains français sont alimentés par des centrales nucléaires, ce qui peut poser de nombreuses questions. Cela dit, si nous arrivons à nous tourner vers les énergies renouvelables (solaire, hydraulique, éolienne…) , ce moyen de transport fiable et rapide pourrait nous rendre de gros services ! Sachez qu'il existe des possibilités infinies pour organiser votre voyage : trains de nuit pour ne pas « empiéter » sur votre temps de vacances, voyage avec une étape, ce qui vous donne l'occasion de visiter un autre endroit…

Bémol cela dit, tout de même, soyons honnête avec la SNCF. Si effectivement, côté écologique, il n’y a rien à dire, côté tarifs, confort et facilité de transport, tout est à refaire… ou presque, surtout avec des enfants en bas âge. Outre le prix, qui peut parfois monter très haut (jusqu’à 600 voire 800 € pour quatre allers retours ado/adultes) si on ne réserve pas suffisamment à l’avance ou si l’on tombe sur un pont (14 juillet/15 août), il faut compter ensuite une éventuelle location de voiture et/ou sièges-auto (environ 350 € pour 15 jours pour la voiture) et le fait que vous voyagez, lorsque vos enfants ont moins de 4 ans, avec eux sur les genoux. A moins bien sûr que vous fassiez du « porte à porte » et que vous ne bougiez plus ensuite. Là, effectivement, rien à dire, le train est moins cher.

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Dans le cas où vous partez à plusieurs, et si vous ne comptez que les frais « du moment », c’est-à-dire essence et péage, alors, là, oui, la voiture revient moins cher (environ 245 € pour le même trajet). Cependant, le principe des voitures est le même que celui des couches lavables v/s jetables : lorsque vous investissez dans les couches lavables, c’est cher. Alors qu’un paquet de couches jetables, sur le moment, paraît dérisoire. Mais c’est sans compter le nombre de mois et d’années d’utilisation. Pareil pour la voiture. Sur le moment, vous ne payez que 245 €, mais il faut ajouter à cela la proportion du prix d’achat, de l’entretien, de l’usure. Soit environ 0,50 € du kilomètre. Pour un Paris-Marseille donc, on passera de 245 € à 750 € en réalité. Autrement dit, le train reste moins cher ou équivalent mais pour une pollution moindre. Le choix restant à faire ici est celui bien sûr du confort et des facilités de transport en train, avec des enfants en bas âge. Parce que si l’on considère les bagages à porter, pour quatre, les toilettes éloignées pour changer bébé qui a salit sa couche, les allées où la poussette ne passe pas, les regards exaspérés des autres passagers parce que votre dernier hurle depuis deux heures, le matériel de puériculture à caser dans les compartiments à bagages… on comprend mieux qu’il y ait encore autant de monde sur les routes… Messieurs de la SNCF, à bon entendeur…

 

     
 

Le petit truc de la rédaction…

Si malgré tout vous rêvez de partir au loin, et que cette alternative n'est pas envisageable à cause de la durée de vos vacances, la meilleure façon de préserver à la fois l'environnement et votre porte-monnaie consiste à alterner un voyage en France (en train, ce serait l'idéal) et un voyage avec une destination vraiment lointaine. Il est important de savoir que les voyages vers des destinations « relativement lointaines », comme la Turquie, l'Egypte, l'Europe, sont bien plus nocives pour l'environnement et que des vacances en France ! Plutôt que de partir beaucoup, dans des conditions discutables, vous pouvez visiter la France (et les pays limitrophes si vous avez la chance d'être près d'une frontière) pendant quelques années, et vous payer un voyage de rêve un peu plus tard. Là encore, vous serez gagnants, si vos économies vous permettent de rester trois semaines à Hawaï ! Quitte à prendre l'avion, autant que cela en vaille vraiment la peine, non ? Enfin, pour tous ceux et celles qui n’ont pas le mal de mer, sachez que le bateau reste encore, pour les destinations lointaines, le moyen le plus écolo de s’offrir des vacances exotiques !

 
     

 

L’hébergement

Une fois votre destination choisie il existe des hébergements plus ou moins éco-responsables. Alors, à votre avis, entre un gîte rénové récemment en Auvergne ou un hôtel 4* climatisé à Djerba, lequel aura le plus gros impact environnemental ? Le gîte, bien sûr ! Et notamment le gite « vert », bien implanté en France, et qui respecte quelques principes écologiques : repas préparés à partir de produits locaux et parfois bio, logis conçus ou rénovés selon les principes de l'habitat écologique (matériaux naturels, bonne isolation et orientation optimale, récupération de l'eau de pluie, économies d'énergie...). Une bonne occasion de découvrir nos belles régions, non ?

De plus, en choisissant ce type de vacances, vous soutiendrez l'économie locale, et les entreprises qui s'engagent au quotidien pour l'environnement, en cultivant et en construisant dans un plus grand respect de la Nature... Même si cela n'est certes pas forcément le but de vos vacances, pensez que vous pourriez passer un excellent séjour, tout en contribuant à restaurer un certain équilibre! Alors pourquoi se priver ?

 

     
 

Souvenirs, souvenirs…

Lorsqu’on voyage, il est tentant de « rapporter » des souvenirs. Prenez garde toutefois à ce que vous achetez et surtout à la façon dont c’est fabriqué, encore plus dans les pays en voie de développement où le travail des enfants et l’exploitation dans sa globalité de l’humain est encore bien trop fréquente. Alors plutôt que de rapporter objets et souvenirs plus que kitch et douteux, pensez aux produits locaux, comme l’alimentaire -attention aux produits prohibés par les douanes européennes pour des raisons d'hygiène ou de sécurité alimentaire- ou le cosmétique… bio, bien sûr !

 
     

 

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Les voyages solidaires

     
 

 

Si vous souhaitez vous investir encore plus, il existe des modes de voyages « alternatifs » : voyages solidaires, à but de conservation du patrimoine (naturel ou construit), protection de l'environnement ...

Le « tourisme durable » doit être « supportable à long terme sur le plan écologique, viable sur le plan économique (surtout pour les habitants du lieu de tourisme), équitable sur le plan éthique et social pour les populations locales ».

Le « tourisme responsable » ajoute à ces préceptes divers points comme le devoir de lutter contre l'exploitation, l'obligation d'associer les populations locales au développement des activités touristiques ....

Le « tourisme équitable », basé sur les principes du commerce équitable, permet d'assurer un revenu juste à tous les acteurs du voyage. Il est en outre basé sur un projet élaboré par la communauté d'accueil, et ses bénéfices économiques, sociaux et culturels rejaillissent sur la communauté toute entière.

Le « tourisme solidaire » fait appel tout au long du processus à la réciprocité des échanges, au dialogue, les populations autochtones étant à l'origine du projet et assurant une part de la gestion. Il vise à offrir de nouveaux revenus à une zone délaissée par le tourisme « conventionnel », tout en faisant en sorte de préserver sa beauté naturelle, sa culture, ses coutumes... Enfin, le touriste contribue par une action bénévole ou une contribution financière à un projet commun, comme la création d'un puits, d'une école ...

Pour finir, « l'éco-tourisme » est initié par les populations locales, qui souhaitent préserver leur environnement et vivre de ses richesses. Par exemple, chez les Iban, à Bornéo, les visiteurs sont invités à observer les orang-outans, ce qui a permis à la population de s'affranchir de l'agriculture de subsistance, et lui donne les moyens de protéger ses terres et les animaux qui y vivent. Dans certains cas, les observations des touristes peuvent même être précieuses pour les scientifiques locaux qui étudient le comportement des animaux !

 
     

 

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Chartes et labels

Dans le monde relativement nouveau du tourisme responsable, de nombreux sigles et labels n'imposent aucun objectif clair et chiffré. Tout repose sur la parole donnée par le voyagiste ou l'agence, aucune preuve n'est demandée... Cependant, quelques labels sortent du lot :

La Charte d'éthique du tourisme a lancé le mouvement, mais n'impose aucun suivi. La « charte éthique du voyageur » , issue d'une initiative privée de l'agence spécialisée Atalante, rejointe par l'éditeur de guides Lonely Planet, la marque Aigle, des journaux spécialisés (Grands reportages et Trek magazine), l'association Agir pour un tourisme responsable (ATR) et le voyagiste Terra incognita, regorge de précieux conseils. Enfin, la charte du tourisme durable en espaces protégés et la charte du tourisme équitable peuvent vous être très utiles suivant votre projet.

 

Quelques adresses

Séjour en France :

  • Huttopia : camping en tente, bungalow ou cabane dans des espaces préservés, en relation directe et simple avec la nature
  • Chouette Nature : villages de vacances, adhérents à Cap France, labellisés « Chouette Nature » et proposant un tourisme responsable, respectueux de la Nature et des hommes
  • Eco-village Pierre et Vacances « Belle Dune », bordé par des forêts de pins, entièrement piétonnier et cycliste,aux portes d'un Parc Ornithologique 
Séjour à l'étranger :
  • Atalante et Allibert Trekking : agence de voyages spécialisée, à l'origine de la charte éthique du voyageur, très impliquée dans les activités de l'ATR et les trophées du tourisme responsables.
  • Nomade aventures, agence de voyages membre de l'ATR
  • Voyageurs du Monde, agence de voyages membre de l'ATR

 

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